mardi 22 mai 2012

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Portrait de la ville

  • Annemasse d’hier à aujourd’hui

Avant d’être l’active cité actuelle, Annemasse a suivi une évolution progressive. Son dynamisme est fortement enraciné dans un passé aux évènements contrastés mais propices à son essor actuel.

Annemasse est à la croisée des chemins, tout à la fois débouché naturel de la vallée de l’Arve, « Porte de France » pour la Suisse et carrefour régional transfrontalier, reliant le Chablais à Annecy par les grandes transversales autoroutières, le Rhin à la Méditerranée, Paris à l’Italie. L’ample terrasse surélevée, à l’écart des crues de l’Arve lui a fourni un espace privilégié à urbaniser. C’est aussi de là qu’Annemasse tire son nom. Désignée Namasce, Anemasce, Anamachy ou Anamassia, ces deux radicaux peuvent signifier « habitation riche, élevée » ou « habitation sur l’eau ».

Les découvertes archéologiques régulièrement effectuées sur la commune depuis la fin du XVIIIe siècle attestent l’ origine très ancienne d’Annemasse ,  dont le premier peuplement remonterait à la Préhistoire, période de l’âge de Bronze (1800 av. J.C.).
D’après de nombreux vestiges, il n’y a ensuite aucun doute sur l’existence d’une bourgade gallo-romaine. L’église burgonde chrétienne d’Annemasse consacrée en 522 est une des premières des Alpes. Les siècles du Moyen-Age font d’Annemasse un secteur géopolitique sensible, toujours bien desservi mais mal défendu.  Sentinelle avancée des Sires de Faucigny puis après 1355 de la Maison de Savoie, Annemasse subit par maints épisodes militaires dévastateurs, les luttes de pouvoirs entre les ducs savoyards catholiques et la cité protestante de Genève. Au XVIIIe siècle, une fois la paix instaurée, Annemasse est une petite communauté paysanne d’environ 400 habitants avec quelques seigneurs locaux et châteaux - châteaux de Malbrande, des Soulasses et de Monthoux – aujourd’hui disparus. Le paysage est agricole : cultures maraîchères et céréalières, vignes et arbres fruitiers

Le contraste entre le village tel qu’il est délimité sur le Cadastre sarde de 1730 et la ville d’aujourd’hui est saisissant : d’un côté, gravitant autour d’une église isolée, une constellation de hameaux clairsemés, reliés par des chemins sinueux ; de l’autre, une agglomération urbaine très dense, qui a poussé d’une manière ultra rapide durant tout le XXe siècle. L’évènement fondateur de l’histoire contemporaine d’Annemasse est en premier lieu 1860 : l’Annexion de la Savoie à la France.  La Grande Zone franche positionne Annemasse en poste frontière, facilite les échanges économiques avec la Suisse et de façon très rapprochée avec Genève. Avec en 1880, l’arrivée du chemin de fer ,  Annemasse dotée d’une gare et traversée par sept lignes ferroviaires normales et à voie étroite (Chemin de fer Economique du Nord « Annemasse-Sixt », Tramways genevois) devient un important heures sombres des deux conflits mondiaux. Annemasse est en effet un des points névralgiques d’accueil et de passage pour les réfugiés et rapatriés de 1914-1918 puis pour les clandestins fugitifs et résistants de 1939-1945 . La France reconnaît son concours dévoué envers les populations victimes des guerres et attribue à la Ville successivement la Médaille d’argent de la Reconnaissance française (1921) et la Croix de Guerre avec étoile de bronze (1948) .

La vocation agricole d’Annemasse est donc remise en cause dès le début du XXe siècle par l’implantation de commerces et d’industries comme l’horlogerie, le décolletage, l’imprimerie. Dans le mouvement permanent de flux et reflux entre les économies genevoises et françaises, le passage du gros bourg à une ville moderne s’accompagne d’une croissance hâtive. Les implantations humaines dispersées au début sont après guerre ordonnées. Le tissu urbain se modélise et la ville s’équipe des structures adaptées aux besoins de ses habitants et visiteurs. Elle obtient en 1957 son classement en station climatique et touristique.

En matière de logement, les décennies 1950-1970 sont celles de l’urgence et de la modernisation. Annemasse, confrontée à l’arrivée massive de travailleurs frontaliers, n’échappe pas à l’expérience française des grands ensembles d’habitations à loyer modéré. Les quartiers sud (Château-Rouge, Perrier, Livron...) ont été construits à ce moment-là, sur des parcelles en majorité agricoles. Ils sont le résultat d’une politique de logement social  avec les équipements et animations nécessaires aux activités quotidiennes (écoles, foyer logements de personnes âgées, école de musique, crèches et relais petite enfance, auditorium etc...). Le site classé en 1996 Zone Urbaine Sensible bénéficie depuis 1989 d’importantes procédures d’aides et d’interventions de la Politique de la ville.

Au cours du siècle qui vient de s’achever, la population est passée entre les recensements de 1901 et de 2007, de 2 811 à 30 123 habitants. Positionnée au confluent de régions différentes, Annemasse a su en tirer parti, au bénéfice de son développement économique et culturel et de son identité propre. Deuxième agglomération du département de la Haute-Savoie et totalement intégrée au sein du bassin franco-valdo-genevois, elle affiche ainsi l’image d’une cité d’accueil et de passage, ressources bien spécifiques des villes frontalières.

  • En 2010, Annemasse en chiffres c’est...

433 m d’altitude
498 hectares

  • A 10 km de Genève, ville de dimension internationale

- Organisations des Nations Unies, ONU
- Centre Européen de Recherche Nucléaire, CERN
- Place financière mondiale de la Banque privée
- Nombreuses sociétés et organismes internationaux
- Université, Ecole d’ingénieurs
- 69 739 frontaliers hauts-savoyards salariés dans les entreprises suisses et internationales
- Aéroport international de Genève

  • Proximité de la Vallé de l’Arve, centre mondial du décolletage

- 1 200 PME
- Centre technique du décolletage

  • La Ville

- 39 conseillers municipaux
- 650 employés municipaux au service des Annemassiens

  • Services publics

- 1 commissariat
- 1 gendarmerie
- 1 tribunal d’instance
- 1 conseil des prud’hommes

  • Population en forte croissance

- 30 123 habitants au premier janvier 2010 dont 16 179 électeurs
- Plus de 119 nationalités
- 1 communauté d’agglomération de plus de 75 000 habitants dont Annemasse est la ville centre : Annemasse-les Voirons Agglomération
- 2e  pôle économique de la Haute-Savoie
- 7 471 frontaliers sur 15 000 actifs
- 24 % de logements sociaux
- 47 millions d’euros pour la rénovation du quartier du Perrier dans le cadre de l’ANRU

  • Industrie et artisanat

- Plus de 1 800 entreprises
- 400 PME/PMI aux activités diversifiées sur l’agglomération

  • Commerces

- 3 marchés hebdomadaires : mardi, mercredi et vendredi (l’un des plus importants de Rhône-Alpes)

- Environ 1 200 commerces au centre-ville
- 3 supermarchés et un centre commercial de quartier
- 4 centres commerciaux en périphérie

- 7 km de pistes cyclables pour 35 km de voirie
- 300 places de stationnement vélo
- 2 parkings souterrains, 3 parkings clos, 5 parkings gratuits
- Plus de 4 279 places de parking en centre-ville
- 1 réseau de bus (TAC)
- 1 gare SNCF, seconde gare du département après Annecy
- 1 aérodrome
- 1 bretelle d’autoroute A 40 (Mâcon-Chamonix)
- 1 projet de bus à haut niveau de service (tram sur roues en site propre desservant l’agglomération)
- 1 projet de tramway pour relier la frontière suisse au centre-ville
- L’arrivée du CEVA, un TER transfrontalierpour relier la gare genevoise de Cornavin à celle d’Annemasse

  • Santé

- 1 hôpital (situé à Ambilly)
- 1 clinique privée

- 3 crèches de 20 places
- 1 halte-garderie
- 1 crèche familiale

- 6 groupes scolaires
- 1 cuisine centrale
- plus de 1 100 repas servis chaque jour aux écoliers
- 2 écoles privées
- 1 collège
- 3 lycées

  • Sport

- 1 maison des sports
- 12 équipements sportifs (dont la maison des sports)
- 39 associations sportives au sein de l’OMS, l’office municipal des sports

- 1 office du tourisme
- 1 centre culturel, Château Rouge, mêlant théâtre, danse et musiques actuelles avec plus de 300 spectacles par an
- 1 conservatoire de musique

- 1 auditorium
- 1 bibliothèque centrale et 2 bibliothèques annexes dans les quartiers
- 1 centre d’art contemporain, la Villa du parc
- 3 MJC (Maison des jeunes et de la culture)
- 1 maison des associations au complexe Martin Luther King
- 243 associations
- 3 festivals gratuits, Festival du livre jeunesse au printemps, Musical’été en juillet-août et Bonjour l’hiver en décembre
- 8 parcs, jardins ou squares
- 1 casino de jeux
- 1 journal d’informations municipales tous les 2 mois, le JIM (janvier, mars, mai, juillet, septembre, novembre)
- 1 site internet www.annemasse.fr
- 1 ville jumelée Gaggenau (Allemagne)

  • Des labels

- 1 label 3 fleurs
- 3 @ au label ville internet en 2010

  • Autoroutes vers :

- La région Rhône-Alpes et Paris  (Lyon 155 km, Paris 540 km) le sillon alpin (Annecy 50 km, Aix les-Bains 80 km, Chambéry 100 km, Grenoble 150 km)
- L’Italie  (Tunnel du Mont-Blanc 70 km, Turin 250 km)
- La Suisse, la région Est de la France et l’Allemagne  (Berne 170 km, Mulhouse 410 km, Stuttgart 490 km)

  • Chemin de fer :

- TGV  vers Paris en gares de Genève et de Bellegarde
- TER  vers Lyon et Grenoble en gare d’Annemasse
- Vers la Suisse, l’Italie et l’Espagne en gare de Genève

Annemasse, par sa position privilégiée à proximité de Genève l’internationale, et dans la droite ligne de la politique définie par le Conseil municipal, a développé de nombreuses actions dans le domaine des relations internationales :

- D’une part, par le biais du jumelage avec Gaggenau puis, plus récemment, par le biais de pactes d’amitiés avec les villes de Sieradz (Pologne) et Boisbriand (Québec).

- D’autre part, par la mise en oeuvre d’une politique active en matière de solidarité internationale .  Celle-ci se traduit en deux axes : « Agir ici et là-bas » et « Annemasse, Cité de la solidarité internationale ».

Citée frontalière aux portes de la Genève internationale, pouvant compter sur un tissu associatif riche et dynamique ainsi que sur son expérience en matière d’accueil d’événementiels, la Ville se positionne comme un pôle majeur en matière de solidarités. Le Comité interministériel d’aménagement et de compétitivité des territoires du 6 mars 2006 a d’ailleurs reconnu  la forte implication d’Annemasse , au sein de l’agglomération franco-genevoise, en matière de solidarité internationale en la reconnaissant  « Pôle de solidarité internationale » .  Cette labélisation est un signal fort du soutien du gouvernement au projet de Cité de la solidarité internationale. Aux côtés d’Annemasse Agglo, pilote du projet, la Ville travaille au développement d’accueil d’ONG au sein de l’Étoile Annemasse-Genève, un quartier d’affaires qui sera directement relié à Genève (15 minutes) par le CEVA.

Une volonté d’agir ici et là-bas

Cette volonté se traduit par un soutien aux associations locales pour leurs actions menées ici  (actions d’éducation au développement et de sensibilisation aux thématiques liées à la solidarité notamment par le biais de grands événements : Salon ACCES, Semaine de la solidarité internationale, Forum social départemental…) mais aussi là-bas .

  • La Ville récompense d’ailleurs chaque année, depuis 2004, une initiative associative dite  « exemplaire »  en la matière par l’attribution du Prix de la Ville d’Annemasse.

Les associations locales de solidarité internationale se sont réunies au sein du Collectif « Annemasse, solidarité internationale » pour mener des actions conjointes  en matière de sensibilisation locale à la solidarité internationale. La Ville est membre à part entière de ce réseau et lui apporte un soutien fort.
Outre cette politique d’appui aux initiatives associatives, la Ville est aussi un acteur de la solidarité par ses coopérations décentralisées et l’attribution de ses aides d’urgences.  Après le Rwanda, en partenariat avec la Région Rhône-Alpes et d’autres collectivités rhône-alpines, la Ville a développé un programme de coopération décentralisée avec la province Sri Lankaise de Sabaragamuwa , suite au tsunami de décembre 2004.
Depuis 2009 , la Ville a signé une convention de coopération décentralisée, pour trois années, avec la Commune Urbaine d’Orodara au Burkina Faso (toujours en partenariat avec la Région Rhône-Alpes). Enfin, lors de catastrophes naturelles, la Ville apporte des aides d’urgence, comme cela a été le cas en 2009 pour le tremblement de terre de L’Aquila.

  • La ville jumelée

- Gaggenau

La Ville de Gaggenau (30 000 habitants) est située en bordure de la Forêt Noire, dans le Bade-Wurtemberg,  en Allemagne .
Centre industriel important (usine de véhicules utilitaires Mercedes), Gaggenau qui est aussi une station thermale, est jumelée avec Annemasse depuis octobre 1970 .
Ce jumelage se concrétise par des échanges réguliers directement entre les deux communes ou entre certaines associations des deux villes, notamment dans le domaine sportif et culturel, et par des échanges scolaires, en particulier entre le Goethe - Gymnasium Gaggenau et le lycée des Glières à Annemasse.

  • Les pactes d’amitié

- Sieradz

La ville de Sieradz est située dans la région de Lodz en Pologne .
Le 15 octobre 2000, la ville de Gaggenau signe un acte de jumelage avec Sieradz, Annemasse  figurant dans la charte en qualité de parrain .

- Boisbriand

La ville de Boisbriand (Québec) est située au nord de Montréal ,  à la porte d’entrée de la région des Basses-Laurentides, et au nord de la rivière des Mille-Iles. En lien avec l’association France-Québec, la Ville soutient des échanges intermunicipalités avec la Ville de Boisbriand, ceci depuis la signature du pacte d’amitié liant ces deux villes, le 6 octobre 2001.

Un des temps forts des échanges établis entre Gaggenau (Allemagne), Sieradz (Pologne) et Annemasse, réside dans la rencontre chaque été, de 24 jeunes entre 16 et 18 ans  non révolus (8 pour chacune de ces villes). Ce séjour de découverte mêle activités culturelles, sportives et de loisirs.

Dans le cadre du pacte d’amitié entre Annemasse et Boisbriand, chaque ville propose à 2 étudiant(e)s de travailler pour la ville partenaire de fin juin à mi-août.
Ce séjour permet à 2 jeunes canadien(ne)s et 2 jeunes français(es) de  découvrir un autre pays tout en étant rémunérés .
Par ailleurs, chaque ville prend en charge l’hébergement des jeunes (les transports et frais de nourriture restent à la charge des participants).

  •  Les personnes intéressées pour travailler au Québec durant l’été  :

sont invitées à prendre contact avec le Service jumelage   au :  04 50 95 82 68 .

  • Pour tout renseignement concernant les relations internationales et le jumelage :

prendre contact avec la Ville au : 04 50 95 07 00 .