vendredi 18 mai 2012

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Le parc Montessuit, refuge de biodiversité pour les oiseaux

Dans le cadre de son Agenda 21, la Ville souhaite connaître l'étendue de la biodiversité sur son territoire, afin de mieux la préserver et la valoriser. Elle s'engage auprès de la Ligue protectrice des oiseaux (LPO) avec laquelle elle a signé une convention, le samedi 16 octobre 2010.

 

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Aux côtés de la Ville, la Ligue protectrice des oiseaux effectuera un travail de recensement de la faune du parc et étudiera son évolution sur les quatre ans à venir. Elle sensibilisera des agents du Service municipal des Parcs et Jardins, et particulièrement le gardien du parc, à l'observation des animaux présents.
Dans un but pédagogique, des nichoirs pour passereaux et des abris à chauves-souris et à insectes seront mis en place dans les arbres. Si vous découvrez, au cours de vos promenades, des tas de brindilles sous les arbustes, ne croyez pas que les jardiniers n'ont pas achevé leur travail. Il s'agit tout simplement de refuges pour accueillir des hérissons. Tous ces animaux sont des insectivores et ils contribuent à réduire la sur-population d'insectes (tels les pucerons) qui sont le premier maillon de leur chaîne alimentaire.
La Ville s'engage, pour sa part, à minimiser l'utilisation des produits phytosanitaires et à entretenir les lieux le plus écologiquement possible.
Cette démarche a été lancée lors de la réhabilitation du parc.
Un travail spécifique a été entrepris avec le paysagiste au niveau du choix des végétaux. Un certain nombre d'entre eux produisent en effet des baies permettant aux animaux de trouver naturellement leur nourriture. Par ailleurs, la lutte biologique est actuellement mise en oeuvre avec l'installation de pièges à phéromones pour combattre la mineuse du marronnier. Des résidus de bois (ou mulch) sont épandus au pied des arbustes afin de réduire les apports en eau, empêcher la présence des herbes indésirables et, par décomposition, offrir des éléments fertilisants aux végétaux.
Ce désir de mieux connaître la biodiversité de la région est également partagé par la Maison du Salève, qui a enquêté cet été sur les différentes espèces de chauves-souris. La Ville pourra ainsi compléter ses données sur ce mammifère afin de faire disparaître certains préjugés. D'autres actions similaires, comme l'installation de ruchers au Vernand d'ici le printemps 2011, devraient également voir le jour rapidement. Elles marquent la volonté de la Ville de permettre aux Annemassiens d'apprécier la richesse de leur environnement.
NDLR : La LPO est une association reconnue d'utilité publique. Elle a été créée en 1912 et oeuvre pour la sauvegarde de la nature au bénéfice des générations futures. Elle réalise des études d'impact et des expertises sur les richesses naturelles. Elle initie et coordonne des enquêtes nationales sur des espèces menacées et vulnérables.